Langage égalitaire

Notre proposition


Adelphélie fait avancer l'égalité en ancrant l'égalité dans notre façon de parler, de s'exprimer et d'écrire. Nous proposons des conférences, des rencontres et des ateliers de pratique pour rendre le langage égalitaire facile, accessible et adapté au contexte.
Nous reprenons aussi un référentiel existant afin de l'adapter pour tenir compte des nouveaux usages.

Conférences publiques - Ateliers

Vous êtes une bibliothèque, une institution, et vous souhaitez sensibiliser un large public sur cette thématique, nous animons des conférences-débats et des ateliers de pratique. Dans les ateliers, nous abordons les différentes techniques et graphies dont l'écriture inclusive©.

Sensibilisations - Accompagnement

Vous êtes une entreprise, une association, une structure, nous vous accompagnons pour adopter un langage égalitaire dans vos écrits.

Reprise de l'existant

Vous avez produit beaucoup de documents (comme des supports de formation) que vous utilisez régulièrement, vous êtes sensible à l'écriture égalitaire, nous nous chargeons de reprendre vos textes et vos écrits, pour qu'ils s'adressent aux femmes et aux hommes.

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Télé Nantes 3 questions en plus sur le langage inclusif

Interview réalisé par Adrien Godet le 15 décembre 2017 lors d'un atelier participatif d'écriture non sexiste à Nantes.

Demande de devis

Langage égalitaire, de quoi s'agit-il ?


Le langage égalitaire veille à équilibrer la représentation des femmes et des hommes dans le langage et à ne pas véhiculer de stéréotype de sexe.

Le français est un langage égalitaire, il alterne en genre, il use du féminin et du masculin. Un mot est soit féminin soit masculin.

C'est au fil des siècles qu'il est devenu inégalitaire en privilégiant le masculin. En 1882, l'instruction publique devient obligatoire en France pour les garçons et les filles. Sous prétexte qu'il faut simplifier la grammaire pour la rendre accessible à tous et à toutes et que le masculin est le genre le plus noble, « le masculin l'emporte sur le féminin ». Dès lors, au lieu de dire « les garçons et les filles sont prêtes pour l'école », nous disons et écrivons « les garçons et les filles sont prêts pour l'école, ils deviendront intelligents ». Cette règle a pour conséquence de rendre invisibles les femmes. En effet, comment imaginer que lorsque l'on dit « Ils ont joué à la poupée », il s'agit de filles et de garçons ?

  • L’usage du masculin n'active pas de représentation de femmes. Si on dit « les candidats au concours ont réussi », on ne pense pas qu'il y a des femmes candidates.
  • L’usage du masculin inscrit les inégalités de genre dans notre langage. Sous pretexte qu'il y a peu de sénatrices, on dit « les sénateurs ».
  • L'usage du masculin entretient ces inégalités. Si on dit « le chirurgien », pour désigner les femmes et les hommes qui exercent le métier de chirurgien, quelle petite fille pourra se projeter dans ce métier ? De même, si on dit « l'infirmière », quel petit garçon pourra se projeter dans ce métier ?

Les cinq principes du langage égalitaire

  1. Utiliser le féminin et le masculin quand il s'agit d'un groupe de personnes. Cela est possible par l'usage de la double flexion ou par une formulation épicène. On emploie les expressions suivantes :
    « les candidats et les candidates », « les personnes candidates », « elles et ils ».
  2. Accorder la fonction et le métier au genre de la personne.
    Exemple : « la préfete », « la cheffe », « la chirurgienne », « la ministre ».
  3. Proscrire l'usage des mots «Femme» et «Homme» au singulier.
    On préfère : « le droits des femmes », « les droits humains », « les droits de la personne ».
  4. Utiliser l'ordre alphabétique dans une énumération.
    On emploie l'expression « l'égalité entre les femmes et les hommes ».
  5. Bannir les expressions sexistes comme :
    « mademoiselle », « nom de jeune fille », « chef de famille ».
Paris Soir 12 décembre 1924

Paul Langlois, envoyé spécial de Paris Soir, relate la grève des sardinières de Douarnenez, le 12 décembre 1924. Il utilise la double flexion quand il parle d'un groupe constitué de femmes et d'hommes.

Revue de presse